Dharamsala : ce qu’il reste des Tibétains…

Ce qu’il y a de bon à Dharamsala, c’est qu’on ne se sent pas en Inde. Tout ici rappelle et ressemble au Tibet. L’altitude tout d’abord, la ville est perchée sur les contreforts de l’Himalaya à 1800 m et offre une vue magnifique sur la vallée. Les nombreux cafés « rooftop » deviennent ainsi le lieu de rendez-vous de tous les touristes occidentaux, venus apprécier la vue autour d’un bon thé chaud au gingembre et miel.Et puis bien évidemment, la ville étant la résidence d’exil du Dalaï Lama depuis 1949 et de 15 000 réfugiés tibétains, impossible d’échapper au bouddhisme et à la culture tibétaine. La visite du musée du Tibet était donc incontournable. L’entrée est modique et le contenu fort. On y apprend l’histoire de l’exil des tibétains grâce à de grands résumés illustrés et placardés sur les quelques murs de ce petit mais o combien important musée. Mais la principale richesse de ce musée se trouve dans sa petite salle de cinéma…

« What remains of us »
On y projette chaque jour à 15h un documentaire coup de poing intitulé « What remains of us », sur l’histoire des Tibétains sous l’occupation chinoise. Un film à voir absolument pour prendre conscience du poids qu’exerce la Chine sur le Tibet et de ses méthodes colonisatrices pour faire disparaître progressivement la communauté tibétaine de Lhassa, capitale du Tibet, desormais minoritaire dans son propre pays. Le documentaire donne également longuement la parole au Dalaï Lama dans un message filmé qu’une jeune tibétaine, exilée au Canada, vient montrer clandestinement à tous les Tibétains qu’elle peut rencontrer. Un véritable tour de force journalistique à enseigner dans toutes les écoles.

Voir aussi : Dharamsala en photos

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« Je suis heureux en Inde car je suis libre »

gyamtsoGyamtso, 32 ans, est vendeur de dvd à la sauvette à Dharamsala depuis son exil du Tibet en 2000. Il est le seul chez qui j’ai pu trouver le documentaire « What remains of us » dont il m’a vendu une copie sous le manteau. Rien que pour ça j’ai eu envie de lui parler et de savoir ce que ressentait un éxilé tibétain en Inde.

Etes-vous heureux en Inde ?
Gyamtso : « Oui car je suis libre. Je peux aller où bon me semble : Goa, Manali, Agra… et gagner ma vie. »

Ca fait longtemps que vous vivez ici ?
Gyamtso : « J’ai quitté le Tibet en 2000. Là-bas des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux se suicident par le feu chaque jour en signe de protestation. C’est très dur. Je me bats pour la cause tibétaine mais j’ai préféré partir pour être libre et en sécurite. Au Tibet, les gens sont persécutés, torturés et envoyés dans des camps de travail, voir même exécutés. »

Pourquoi vendre des dvd ?
Gyamtso : « Je vends essentiellement des dvd qui racontent l’histoire du Tibet et des Tibétains pour transmettre ces informations. J’aime beaucoup ce travail car informer les gens est le plus important des métiers. »

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A propos Angel Herrero Lucas

Journaliste / Content curator sur l'actualité du XXIe siècle
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