Rishikesh : un havre de paix pour les touristes

Un jardin de ashram et sa statue divine

Après quatre heures et demi de train depuis Delhi, nous arrivons de nuit à Rishikesh, capitale mondiale du Yoga, située tout prêt de la source du Gange. C’est là que des touristes du monde entier viennent goûter à une vie ascétique en se retirant dans des ashrams pour se consacrer à la pratique du yoga. Suivant les conseils d’un sexagénaire londonien amoureux de l’Inde rencontré dans le train alors qu’il fumait sa cigarette la porte grande ouverte face au vide, nous nous dirigeons vers un ashram pas cher, 500 roupies (7€) la nuit, dont les chambres donnent sur le Gange. Le confort y est spartiate mais l’eau est chaude et la vue sur le fleuve magnifique.

Au petit matin, les berges grisâtres du Gange qui ont la forme de plages sont parsemées de femmes faisant leurs offrandes au fleuve sacré ou d’hommes en train de s’y baigner. L’air frais de la montagne en arrière plan associé aux premiers rayons de soleil donnent une lumière blanche à l’ensemble. Il se dégage alors une impression de pureté d’un fleuve pourtant réputé pour sa saleté et ses flots de bactéries.

Nous partons ensuite nous balader dans les rues de Rishikesh à la recherche d’un Ashram célèbre pour ses cours de yoga. Sur le pont qu’il nous faut traverser nous croisons des singes qui font les vigies au sommet des câbles de fer, des vaches bien maigres, des motos pressées et des touristes indiens qui se photographient devant la vénérée « Ganga ».

Invisibles Intouchables
De l’autre côté de la ville, dans le quartier des ashrams, la population est nettement plus pauvre. Les rues ont l’odeur des bouses de vaches qui les minent et les mouches sont partout. Les vaches paraissent encore plus maigres et certaines déjà mortes se font dévorer par les chiens affamés. L’ambiance est lourde. Pour y échapper, les nombreux ashrams très bien entretenus pour la plupart offrent de véritables havres de paix. On y trouve de jolis jardins ornés de nombreuses statues colorées à l’effigie des divinités indiennes où l’on peut se balader en toute tranquillité.

A la tombée de la nuit, nous nous dirigeons vers les Ghâts (les marches au bord du Gange) où les fidèles viennent chaque soir allumer des bougies et prier Ganga, lors de la cérémonie de l’aarti. L’atmosphère est beaucoup plus agréable. L’air s’est rafraîchit et à fait disparaître les mauvaises odeurs tandis que l’obscurité a rendu invisibles, ou presque, les Intouchables.

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